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Dominik GARCIA

L'ABAT-JOUR

Je ne suis rien que voile de sang et tête de lumière, je tourne, je tourne, pantin costumé dans l'arène du photographe. J'ai perdu mon orgueil, l'espace s'est refermé sur ma solitude objet, je suis un spectacle, victime de mes oripeaux. Je danse, je gesticule, mes bras, mes jambes, imaginent une chorégraphie tel un matador au corps bandé de fierté, seul désœuvré, je ne vais pas trembler devant ces flashs qui figent ma fragilité, son œil moqueur m'harangue aux pantomimes, je ne vais pas abandonner, je frappe du pied, tombe l'abat-jour, laisse-moi te regarder, je suis Homme, non pas une poupée.

« Est-ce que ce monde est sérieux » ?

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